Confrontées directement aux conséquences des addictions, les villes ont toujours été pionnières pour faire face à la problématique de la consommation de drogues, licites et illicites, et chercher des solutions pragmatiques et tournées vers l’avenir. Le système de pseudo répression actuelle ne fonctionne pas et la libéralisation dans le marché libre à la californienne ne présage pas une solution idéale non plus. Pour les Vert·e·s, Lausanne doit donc regarder les réalités en face et avoir le courage de traiter toutes les drogues, légales comme illégales, de façon cohérente. Ainsi, il est bon de rappeler que le tabagisme est responsable de la majorité des décès évitables et que la consommation excessive d’alcool est l’une des causes principales de décès prématurés et d’atteinte à la santé. Toutes les drogues doivent donc être traitées avec le même objectif de préserver la santé, de prévenir et de réduire les risques, en accompagnant les personnes en situation de dépendance.

Durant cette législature, les Vert·e·s s’engagent à agir pour :

  • Réduire la publicité pour le tabac et l’alcool.
  • Limiter la visibilité de ces industries lors de manifestations publiques tels que les festivals ou les manifestations sportives.
  • Établir des espaces sans fumée aux abords des places de jeux et des écoles et favoriser les loisirs sans fumée.
  • Encourager l’établissement d’espaces sans fumée sur les terrasses des bars et restaurants ainsi que dans les lieux publics.
  • Favoriser l’accès à l’information et à la prévention sur la consommation d’alcool et de tabac dans le cadre d’événements publics.
  • Renforcer la prévention en tenant compte de la réalité vécue par les consommatrices et consommateurs, en touchant toutes les sources d’addiction et les drogues, légales comme illégales.
  • Permettre les tests de drogues dites festives sur place, pour informer les consommatrices et consommateurs de ce qu’elles contiennent et, le cas échéant, avec quoi elles ont été coupées.
  • Participer rapidement aux tests de distribution de cannabis récréatif, maintenant permis par la Loi sur les stupéfiants, en s’assurant que ces tests seront effectués au plus près de la réalité du marché.
  • Évaluer l’utilité et l’efficacité du local de consommation sécurisé, notamment pour étendre son horaire et envisager l’ouverture d’un éventuel deuxième local.
  • Réactiver le groupe de réflexion interpartis sur les drogues pour trouver des solutions rapides et pragmatiques en collaboration avec les milieux spécialisés.