Les villes peuvent avoir une grande marge de manœuvre pour développer et garantir des logements à loyers abordables. Afin de faire du droit au logement une réalité, nous devons proposer davantage de logements non soumis à la spéculation et développer la diversité des offres, notamment avec des logements d’utilité publique (LUP). La Ville doit également promouvoir la construction durable et limiter l’énergie grise du bâti. En matière d’architecture, la Ville doit pouvoir être plus inventive, laisser plus de place aux matériaux locaux et favoriser les initiatives des propriétaires privé·e·s qui souhaitent participer à l’effort climatique et à la qualité de la ville.

Durant cette législature, les Vert·e·s s’engagent à agir pour :

  • Prévoir un quota de logements d’utilité publique dans le futur plan d’affectation de la Ville de Lausanne, aujourd’hui en cours d’élaboration.
  • Poursuivre une politique foncière proactive sur les terrains et les immeubles, notamment via le droit de préemption.
  • Favoriser les coopératives d’habitation et autres maîtres d’ouvrages d’utilité publique.
  • Soutenir et développer les partenariats publics-privés pour donner accès à des logements indépendants à des publics pour qui cela est parfois difficile, comme les étudiant·e·s ou les personnes en situation de handicap.
  • Développer et favoriser des projets exemplaires de mixité sociale entre habitant·e·s de la ville, habitant·e·s en situation de handicap ou séniors afin de réduire toute forme d’exclusion et d’isolement social.
  • Accompagner les séniors qui souhaitent déménager vers un logement plus petit ou en habitat protégé.
  • Encourager la construction de petites unités de logements protégés, facilement accessibles en transports publics et dans tous les quartiers de la ville.
  • Soutenir la politique d’exemplarité en termes de durabilité et d’efficience énergétique des logements construits directement ou indirectement par la Ville.
  • Privilégier la transformation de bâtiments existants au lieu de construire du neuf.
  • En cas de nouvelle construction : exiger une durée de vie minimale de 200 ans avec une adaptabilité de l’intérieur aux usages et exigences futurs.
  • Favoriser la construction avec des matériaux durables et si possible locaux, à l’exemple du bois des forêts de la ville et du canton.
  • Exiger des matériaux de construction écologiques ayant une faible empreinte carbone et respectant les labels tels que Minergie P Eco, Sméo22 ou équivalent.