Bruit, pollution, participation au réchauffement climatique : la mobilité individuelle motorisée, hors vélos électriques, fait partie du siècle passé et n’a plus sa place dans une ville moderne. Il s’agit d’un des plus gros potentiels de progression vers la neutralité carbone en 2030 et nous devons le saisir dès à présent. La ville doit être repensée pour donner la priorité, voire l’exclusivité au centre-ville, à la mobilité active (piéton·ne·s, cyclistes, etc.) et aux transports publics. Les zones dédiées aux transports individuels motorisés thermiques (voitures, motos, camionnettes, etc.) doivent devenir une exception au centre-ville.

Durant cette législature, les Vert·e·s s’engagent à agir pour :

Changer la mobilité en ville

  • Faire des transports individuels motorisés une exception au centre-ville et décourager drastiquement leur utilisation dans tout le reste de la ville.
  • Limiter au strict minimum le trafic automobile au centre-ville, à 30 km/h et avec des sens uniques lorsqu’il est indispensable.
  • Réduire drastiquement le trafic automobile de transit en organisant le réseau routier de manière à le décourager. Interdire la circulation des véhicules individuels à moteur thermique pendant les canicules et lors des pics de pollution.
  • Viser l’électrification à 100% des véhicules communaux ainsi que des véhicules de transport publics sur territoire communal et des taxis.
  • Accélérer le report modal et technologique des habitant·e·s en récompensant l’abandon d’un véhicule individuel motorisé avec l’offre, par exemple, d’un espace de plantage de la surface d’une place de parc.
  • Supprimer un maximum de places de parc pour voitures en surface et diminuer la taille d’une partie des places restantes, en fixant des objectifs annuels de réduction.
  • Prendre le contrôle, à la fin des concessions, des parkings souterrains principaux du centre-ville.

Favoriser une mobilité conviviale et active

  • Multiplier les zones de rencontres et les zones piétonnes.
  • Valoriser les itinéraires pédestres en ville, par exemple au moyen de panneaux de signalisation piétons ainsi qu’en améliorant la qualité des cheminements (verdure, bancs, traverses, points d’eau, etc.).
  • Réaliser une galerie piétonne entre les gares de Lausanne et du Flon.
  • Réduire les feux aux passages piétons en donnant quasi-systématiquement la priorité aux piéton·ne·s. Pour les feux qui doivent absolument subsister, réduire le temps d’attente aux passages piétons.
  • Augmenter la part modale du vélo en étendant le réseau de pistes, bandes et double sens cyclables sécurisés et signalés ainsi que les feux intelligents à l’ensemble de l’agglomération lausannoise.
  • Améliorer significativement la possibilité de se déplacer en toute sécurité à vélo dans l’Ouest Lausannois.
  • Augmenter la subvention de la Ville au vélo, électrique ou non.
  • Étudier la possibilité de servitudes sur parcelles privées pour permettre un maillage fin de mobilité active (piéton·ne·s et cyclistes) dans les quartiers.
  • Inciter les propriétaires privé·e·s à intégrer des parcs à vélos sécurisés dans chaque immeuble locatif ou de bureaux.

Encourager des transports publics efficaces et accessibles

  • Accompagner les grands projets de transports en commun de l’agglomération (tram, bus à haut niveau de service, m3, Léman 2030) en faisant valoir les intérêts de Lausanne au sein des groupes de pilotage avec le Canton et les communes concernées.
  • Renforcer ces grands projets pour assurer une meilleure couverture du territoire, pour augmenter le niveau de disponibilité sur les axes clés et pour améliorer l’accessibilité de la ville en transports publics.
  • Réaliser les lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) en site propre (en particulier : direction Bellevaux, Galicien, Pully, etc.)
  • Densifier le réseau de transport public dans les nouveaux quartiers ainsi que l’accès aux zones de loisirs (ex : Chalet-à-Gobet, Sauvabelin) dans toute l’agglomération.
  • Développer de nouvelles lignes de transport public reliant les quartiers entre eux, notamment dans les hauts de la ville, sans forcément passer par le centre.
  • Favoriser les liaisons ferroviaires rapides de jour et de nuit avec les grandes villes européennes.
  • Renforcer les transports lacustres.