Agriculture
Nous voulons créer un poste de délégué·e cantonal·e à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire
Créer une fonction transversale chargée de développer et mettre en œuvre une stratégie vaudoise de l’agriculture et de l’alimentation, en faisant le lien entre production agricole, alimentation, climat, biodiversité, santé, restauration collective et aménagement du territoire.
Elle aurait notamment pour mission de rapprocher producteurs/productrices et consommateurs/consommatrices, développer les filières locales, favoriser les circuits courts et augmenter la part de la production vaudoise consommée dans le canton, notamment dans la restauration collective.
Cette mesure prolongerait concrètement la démarche de souveraineté alimentaire actuellement portée au Grand Conseil.
Nous voulons lancer un programme cantonal « Eau et agriculture 2040 »
Plutôt qu’une simple aide à l’irrigation, développer une véritable stratégie de sobriété et de partage de la ressource en eau face aux sécheresses.
Le Canton soutiendrait la récupération et le stockage des eaux de pluie, les systèmes d’irrigation économes, la réutilisation de l’eau lorsque cela est possible, les dispositifs limitant l’évaporation au pied des arbres et des vignes, ainsi que des projets pilotes de production autonome d’eau dans les alpages ou exploitations isolées (ex: Générateurs d’eau innovants).
Les aides seraient prioritairement destinées aux solutions économes et collectives, par exemple des infrastructures partagées entre plusieurs exploitations. Le principe politique serait clair : adapter l’agriculture à la raréfaction de l’eau sans instaurer un droit illimité de l’agriculture à puiser dans les nappes phréatiques, cours d’eau et lacs.
Le Canton finance déjà notamment adductions et irrigations et son Plan climat prévoit l’adaptation de l’agriculture : il s’agirait donc de réorienter progressivement ces outils vers la sobriété hydrique.
Nous voulons favoriser des fermes transmissibles plutôt que toujours plus grandes
Il est nécessaire d’aider les jeunes agricultrices et agriculteurs à reprendre plus facilement des fermes quand les propriétaires prennent leur retraite, pour éviter que les terres ne soient abandonnées ou rachetées par de grandes entreprises. Il est nécessaire, pour cela, de mettre en place une stratégie cantonale de renouvellement générationnel en s’appuyant sur les dispositifs déjà développés par les organisations paysannes plutôt que de créer une nouvelle « bourse des fermes ».Le Canton pourrait soutenir financièrement l’accompagnement des transmissions hors cadre familial, faciliter l’accès au foncier et au financement des jeunes repreneurs/repreneuses et des femmes paysannes, et adapter ses aides afin de ne pas favoriser systématiquement l’agrandissement et l’endettement des exploitations.
Le Fonds d’investissement rural (FIR) constitue déjà un levier important puisqu’il peut notamment soutenir la reprise hors cadre familial et l’acquisition de terrains ou bâtiments.
Nous voulons mettre la recherche agronomique directement au service des fermes
Créer un programme cantonal de vulgarisation et d’accompagnement à la transition agroécologique permettant aux exploitations vaudoises d’accéder concrètement aux résultats de la recherche sur la fertilité des sols, la biodiversité, l’adaptation climatique et la réduction des intrants.
Plutôt que créer un nouveau diagnostic cantonal, financer et diffuser les outils existants – notamment le Diagnostic Agriculture Paysanne – et renforcer les collaborations avec la recherche, la vulgarisation agricole et les organisations paysannes. Le DAP est déjà opérationnel en Suisse romande pour plusieurs types d’exploitations.
Cette orientation pourrait aussi s’appuyer sur la nouvelle station d’essais «Sols agricoles» de Grange-Verney, créée précisément pour rapprocher recherche, pratique agricole et vulgarisation.
Nous voulons soutenir une agriculture paysanne diversifiée et rémunératrice
Cultiver la terre et nourrir la population est un élément essentiel de notre survie. Cette production alimentaire doit se faire au plus près du consommateur et de la consommatrice final·e et dans des conditions qui permettent à celles et ceux qui nous nourrissent de vivre dignement et sans concurrence déloyale. Avec des critères écologiques et sociaux qui préservent la santé des consommateurs et consommatrices, celle des agriculteurs et agricultrices et qui permet à celles et ceux qui nous nourrissent de vivre dignement.
Créer un véritable droit à la diversification des exploitations en simplifiant les démarches et en renforçant les aides pour la vente directe, la transformation à la ferme, l’agritourisme, l’accueil social à la ferme et les infrastructures collectives de transformation et de commercialisation.
Y intégrer un soutien spécifique aux petits élevages locaux respectueux du bien-être animal et de l’environnement, afin de distinguer politiquement l’élevage paysan vaudois des productions animales industrielles et des importations à bas prix.
Pour ce faire, nous nous engageons à réaliser les mesures concrètes suivantes:
- Assurer la transition écologique de notre agriculture cantonale vers une production indigène plus diversifiée et adaptée aux nouvelles conditions climatiques.
- Développer une véritable stratégie de sobriété et de partage de la ressource en eau face aux sécheresses. Protéger nos eaux des polluants, tels que microplastiques et autres pesticides.
- Garantir le maintien d’exploitations à taille humaine et lutter contre la concentration de fermes.
- Soutenir les petits élevages locaux respectueux du bien-être animal et de l’environnement.
- Soutenir les projets de méthanisation agricole qui permettent la valorisation des déchets d’exploitation tout en contribuant à la production énergétique.
- Assurer la mise en œuvre des avancées agronomiques de nos centres d’études en investissant dans l’accompagnement aux exploitations.