Notre programme
Le réchauffement climatique n’est plus une éventualité, ni une menace lointaine et un brin hypothétique. Nous en avons subi les conséquences pendant l’été 2026, qui a vu nos écosystèmes, notre agriculture et plus généralement notre santé et notre qualité de vie mis à rude épreuve.
La crise du climat est fortement liée à celle de la biodiversité, qui s’érode d’année en année dans notre pays, avec la destruction des milieux naturels et des activités humaines toujours plus invasives.
Nous nous trouvons à un croisement : soit nous agissons concrètement pour préserver notre environnement, soit nous risquons fort d’en payer un très lourd tribut ces prochaines années.
Mais le changement climatique n’est plus seulement un enjeu environnemental ; il est également devenu un enjeu économique.
Les épisodes de chaleur extrême, de sécheresses, d’intempéries qui s’enchaînent à un rythme inédit ont désormais un impact important sur le coût de la vie. Les ménages voient augmenter leurs dépenses de logement, d’assurance, d’énergie, d’alimentation ou encore de santé. Les entreprises doivent adapter leurs bâtiments, les méthodes de production et leurs chaînes d’approvisionnement. Les premières victimes sont toujours les mêmes : les ménages aux revenus modestes et les PME.
Pourtant, la transition écologique n’est pas une charge supplémentaire. C’est notre meilleure politique de protection contre l’augmentation croissante du coût de la vie à moyen et long terme. Notre politique économique poursuit ainsi deux buts: atténuer les causes du changement climatique en accélérant la transition de notre économie et adapter notre canton afin de limiter les coûts qui en découlent. Si la transition coûte de l’argent, l’inaction est bien plus onéreuse!
Les dérèglements climatiques représentent, enfin, désormais un défi majeur de santé publique. Canicules plus fréquentes et plus intenses, pollution de l’air, événements météorologiques extrêmes, nouvelles maladies et évolution des risques sanitaires ont des conséquences directes sur la santé de la population vaudoise.
Étant donné que 25% de la population sera à la retraite en 2040, et au vu de la pénurie de professionnel-le-s de santé, l’organisation de notre système sanitaire doit être repensée. Les personnes âgées, les enfants, les personnes atteintes de maladies chroniques ou en situation de handicap sont particulièrement vulnérables aux conséquences du réchauffement climatique. Pour les Vert·e·s, la politique de santé doit poursuivre un double objectif : atténuer notre impact sur le climat et adapter notre système sanitaire aux changements déjà en cours, pour protéger durablement la santé et la qualité de vie de toute la population vaudoise. Cela passe notamment par davantage de prévention, des soins proches des lieux de vie et des environnements favorables à la santé.
Cette réalité physique met en lumière de manière crue les inégalités de notre société : les plus vulnérables sont celles et ceux qui contribuent le moins au réchauffement climatique mais ce sont aussi celles et ceux qui en subissent le plus les conséquences. Ainsi, il ne peut y avoir de justice climatique sans justice sociale et les Vert·e·s se battent depuis toujours pour que les conditions de vie de toute la population s’améliorent. Malheureusement, cela ne va actuellement pas dans ce sens. Aujourd’hui, la classe moyenne se paupérise toujours plus en raison de l’augmentation constante des dépenses obligatoires (logements, primes d’assurance).
Les discriminations qui structurent nos sociétés et qui sont intrinsèquement liées à notre rapport productiviste et consumériste à la nature doivent également être combattues pour une société plus juste, plus résiliente et plus humaine.
Face à cette réalité du changement climatique, deux réponses sont possibles : subir année après année, ou investir dès aujourd’hui pour réduire les coûts durablement.
Pour les Vert·e·s, le temps est plus que jamais à l’action, pour nous adapter à cette nouvelle donne, mais aussi et surtout faire tout notre possible pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, responsables de cet emballement climatique. Les solutions existent, et les Vert·e·s les mettent en avant depuis longtemps. Il s’agit maintenant de progresser en février pour pouvoir être davantage représenté·e·s au Parlement et être mieux et plus vite en mesure de les appliquer concrètement.