Les Vert·e·s rendent hommage à Daniel Brélaz (1950-2025)
C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès soudain de notre collègue, mentor et ami Daniel Brélaz, survenu dans la nuit du 27 au 28 décembre. Figure majeure de l’écologie politique, premier écologiste au monde à siéger dans un parlement national, Daniel était un pilier pour notre mouvement et un exemple pour les militant·e·s au-delà des frontières du canton. Talentueux, ouvert et accessible, il laisse en nous un immense vide mais une infinie reconnaissance.
À Lausanne, dont il a été municipal pendant 26 ans et syndic pendant près de quinze ans, Daniel Brélaz a créé et incarné une écologie de gouvernement : visionnaire mais concrète, sociale et pragmatique. Son travail et son engagement ont contribué à faire de la capitale vaudoise un exemple de politiques publiques en matière d’énergie, de mobilité et de qualité de vie, avec un sens aigu des finances publiques et du dévouement à la population.
Au Conseil national, Daniel Brélaz a façonné une écologie de responsabilité : exigeante dans les objectifs, précise dans les moyens. Véritable pionnier du monde de l’écologie politique, il a porté des politiques climatiques, énergétiques et de mobilité concrètes avec la rigueur du mathématicien et le sens des équilibres institutionnels. Sa capacité à construire des majorités au-delà des clivages et à éclairer les débats par des analyses solides, soutenues par ses fameuses touches d’humour que l’on lui connaissait, ont durablement marqué la politique suisse et ouvert la voie à une présence verte crédible et durable à Berne.
Daniel incarnait parfaitement la philosophie des Vert·e·s vaudois·es : c’était une véritable figure du mouvement, pourtant il était toujours accessible et prêt à donner des conseils aux jeunes. Il faisait confiance aux autres et en leur travail, considérant chacune et chacun sur un pied d’égalité peu importe leur expérience. Sa jovialité, sa convivialité et son esprit brillant nous ont toutes et tous inspiré·e·s.
« Daniel n’a jamais raté une assemblée générale ni un comité, même lorsqu’il cumulait plusieurs mandats à Lausanne et à Berne. Il était évidemment connu pour ses fines analyses statistiques électorales mais il avait toujours un avis construit et éclairé sur tous les sujets de débats, faisant parfois valoir sa carte de « vieux sage » qu’il n’avait de loin pas usurpée. » Rebecca Joly, présidente des Vert·e·s vaudois·es
En ce jour de deuil, toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches, que nous assurons de tout notre soutien et de notre profonde sympathie.
Le Bureau, le secrétariat et les membres des Vert·e·s vaudois·es