Budget 2026: la responsabilité institutionnelle plutôt que le chaos
Face à l’impasse créée par un Conseil d’État incapable de présenter un budget porteur de vision, les Vert·e·s ont tout tenté pour l’améliorer. Si certaines concessions ont été faites par le gouvernement et des propositions de la gauche ont été acceptées en 3e débat, l’acceptation de ce budget ne signifie toutefois pas qu’il soit satisfaisant. Les Vert·e·s exigent à l’avenir du Conseil d’Etat un changement de méthode afin d’offrir une stabilité à notre canton, dans le respect des processus démocratiques.
Ces dernières semaines, le blocage budgétaire, nourri par l’absence de ligne politique claire – le seul objectif de retour à l’équilibre ne remplaçant pas une vision politique – a fait monter la tension sociale et l’incertitude.
Au vu du retrait par le gouvernement des mesures touchant les salaires de la fonction publique et les conditions de travail des enseignant·e·s, ainsi des nombreux témoignages reçus d’employé·e·s du service public inquiets pour leur poste et leurs conditions de travail en cas d’une non-adoption, des élu·e·s Vert·e·s ont privilégié la stabilité et la continuité du service public plutôt que le chaos institutionnel qui aurait résulté d’un refus.
En cas de non-acceptation du budget, les conséquences auraient été lourdes pour une partie de la fonction publique qui auraient été exposées à des licenciements ou des non-renouvellements de postes, dans un climat d’incertitude général.
Ce budget évite donc à l’Etat de s’enfoncer davantage dans la crise institutionnelle dont les effets ont pu être constatés dans d’autres cantons, mais ne constitue pas une issue satisfaisante à ces semaines de tension.
Les Vert·e·s dénoncent également la pratique utilisée par le Conseil d’Etat qui transforme l’assainissement en réflexe automatique : couper d’abord, discuter ensuite. Un canton ne se redresse pas en affaiblissant ses fondations. Et une société ne se rassemble pas si l’effort est ressenti comme unilatéral et injustifié.
Le mouvement écologiste enjoint maintenant le Conseil d’Etat à assumer sa responsabilité politique, à ouvrir immédiatement le dialogue avec les partenaires sociaux et à présenter dans les meilleurs délais des mesures répondant aux défis et aux engagements climatiques et sociaux.
Ces dernières semaines ont démontré qu’à l’avenir, il faudra faire différemment. Notre canton et nos institutions ont besoin de stabilité. Celle-ci passe par des parties qui se parlent, qui construisent ensemble des solutions concertées et travaillent ensemble pour l’avenir.