Le premier budget du nouveau gouvernement à majorité de droite présente un déficit important, à la limite des mesures de surendettement. Ce déficit, principalement dû à des aménagements fiscaux destinés aux plus riches de notre canton, compromet les capacités de l’État à remplir ses missions fondamentales.

Les Vert∙e∙s notent, en outre, la perpétuation regrettable de la tradition de sous-évaluer les rentrées fiscales au mépris des principes essentiels d’exactitude et de sincérité de la loi sur les finances. Dans la situation actuelle, le gouvernement ne devrait pas céder au catastrophisme.

Alors même que le déclin de la biodiversité s’accélère de jour en jour, que la transition énergétique a besoin de moyens massifs et urgents, au vu de la situation climatique et géopolitique mondiale, qu’un nombre croissant de Vaudoises et de Vaudois peinent à boucler leurs fins de mois, les Vert∙e∙s constatent avec regret qu’aucun moyen conséquent n’est prévu pour relever ces défis pourtant pressants.

Si les Vert∙e∙s se réjouissent malgré tout de la création de nouveaux postes, en particulier dans les domaines de la formation et de l’environnement, de l’indexation des salaires au vu de l’inflation et de l’augmentation des déductions pour frais de garde, ces quelques propositions positives ne font que pointer le manque d’ambition de la nouvelle majorité du Conseil d’Etat pour répondre à l’urgence climatique, environnementale, énergétique et sociale. Les  Vert∙e∙s demanderont que davantage de moyens soient dédiés à la protection du vivant et du climat. Et pour qu’une vision à long terme se dessine, les Vert∙e∙s proposeront la création d’un outil de « green budgeting » afin de recenser, au sein du budget de l’Etat, les dépenses et les recettes ayant un impact environnemental significatif, positif ou négatif, et d’en tirer les leçons qui s’imposent afin que le processus budgétaire contribue désormais activement à l’atteinte des objectifs climatiques du Canton.

Enfin, les Vert∙e∙s regrettent le manque de propositions concrètes du nouveau gouvernement pour soutenir les habitant-e-s et les retraité-e-s les plus touché-e-s par l’inflation dans cette période incertaine et s’inquiètent des coupes à venir en raison des baisses d’impôt souhaitées par la droite, qui compromettront les capacités de l’Etat à assumer ses diverses missions régaliennes pourtant nécessaires.