Après le succès rencontré lors de la récolte de signatures, les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es déposaient ce matin leur initiative cantonale pour la protection du climat. Un immense accomplissement à plusieurs égard puisqu’elle est portée par les Vert-e-s et les Jeunes Vert-e-s qui déposent pour la première fois une initiative cantonale seul-e-s et qu’elle comporte des signatures de pratiquement toutes les communes du canton. Le peuple se prononcera donc sur l’inscription de la protection du climat dans la constitution cantonale ainsi que sur les nécessaires politiques de désinvestissement des énergies fossiles à mener dans les communes et au plan cantonal.

C’est avec plus de 14’000
signatures validées que les Vert∙e∙s et les Jeunes Vert-e-s vaudois-es ont
déposé ce matin leur texte d’initiative demandant l’inscription dans la
Constitution de la protection climatique ainsi que le désinvestissement des
énergies fossiles aux plan communal et cantonal. En effet, Canton et communes
disposent, en la matière, d’un levier puissant et il s’agirait donc pour les
collectivités publiques de veiller à ce que tous fonds, participations et
crédits relevant de leurs responsabilités ou activités soient mis en conformité
avec les objectifs de réduction d’émissions de CO₂ imposés par l’Accord de
Paris.

Ce grand nombre de signatures
a, en outre, été récolté en un temps record. Il est rare de lancer une
initiative cantonale dans le creux de l’été. C’est pourtant le défi qu’ont su
relever Vert∙e∙s et Jeunes Vert-e-s en faisant aboutir leur initiative. A
noter, en outre, que des signatures ont été récoltées dans la quasi-totalité du
canton puisque seules 8 communes sur les plus de 300 n’en ont pas renvoyées. Un
large plébiscite donc manifestant une préoccupation partagée des habitant-e-s
des villes, bourgs et villages de toutes tailles et de toutes localisations de
notre vaste Canton pour la protection du climat.

Un tel engouement n’est
d’ailleurs pas étonnant. Actuellement, en Suisse, le secteur financier est
responsable d’émissions massives de CO₂ via ses investissements dans les
énergies fossiles. L’Alliance climat les évalue à près de 20 fois la totalité
des émissions directes de notre pays, liées par exemple à notre mobilité, à
notre chauffage ou à notre alimentation. Il est en outre particulièrement
injuste de faire peser tout le poids de la transition écologique sur les
particuliers et les entreprises (principalement des PME en Suisse), alors
que l’on continue à laisser faire les acteurs financiers, dont les émissions de
CO₂ sont considérables en
comparaison. Après avoir depuis longtemps oeuvré, dans le canton comme au plan
fédéral, pour que des mesures soient prises afin que les investissements
s’alignent sur les objectifs de l’Accord de Paris sans succès, la voie
d’initiative s’imposait alors et le peuple pourra désormais changer ce que la
majorité de Droite n’a eu jusqu’ici de cesse de bloquer.