Des temps de parcours qui s’allongent

Alors que le développement du rail devrait permettre de rapprocher les régions et de renforcer l’attractivité des transports publics, plusieurs liaisons reliant la Suisse romande au reste du pays sont aujourd’hui plus lentes qu’il y a vingt ans. Plus préoccupant encore, de nouveaux rallongements sont déjà prévus sur l’axe Genève–Lausanne faute de capacités suffisantes.
Les Vert-e-s romand-e-s refusent cette logique de régression. La Suisse romande est la région économique la plus dynamique avec une augmentation de la population qui nécessite des infrastructures à la hauteur.

Une ligne Genève–Lausanne saturée et des projets de redondance sans cesse repoussés

L’axe Genève–Lausanne constitue la colonne vertébrale du réseau ferroviaire romand. Il est aujourd’hui l’un des tronçons les plus fréquentés et les plus vulnérables du pays. La moindre perturbation y provoque des répercussions bien au-delà de la région lémanique.

Les besoins sont connus depuis des années, la fréquentation continue d’augmenter et les limites du système sont déjà atteintes. Pourtant, les infrastructures indispensables pour sécuriser le fonctionnement de cet axe stratégique sont une nouvelle fois renvoyées à plus tard, ce qui est proprement incompréhensible.

Cette politique du report permanent fragilise la fiabilité du réseau, pénalise les usagères et usagers du rail et compromet le transfert nécessaire du trafic routier et aérien vers les transports publics.

L’oubli des liaisons internationales

La Suisse romande constitue la principale porte d’entrée ferroviaire du pays vers la France et l’Europe occidentale. Malgré cette position stratégique, le Message 2027 ne propose aucune vision ambitieuse pour les connexions internationales.

Les liaisons vers Lyon, les correspondances avec le réseau TGV et les connexions directes vers les grandes métropoles européennes demeurent insuffisantes. Alors que nos voisins investissent massivement dans les trains internationaux de jour et de nuit afin d’offrir une alternative crédible à l’avion, la Suisse romande reste en marge de cette dynamique. Pour les Vert-e-s romand-e-s cette absence totale de vision sur l’international pour le tourisme entrant ou sortant est une erreur stratégique majeure.

Investir là où les besoins sont les plus urgents

Les Vert-e-s romand-e-s demandent que la priorisation des projets prennent mieux en compte les besoins des usagers et usagères romand-e-s et cesse d’ignorer les faiblesses du réseau romand qui a des impacts sur l’entier du territoire national.

Le rail est un outil essentiel de cohésion nationale et de transition écologique. Alors que la demande explose et que l’urgence climatique s’accélère, il est temps d’investir là où les besoins sont les plus évidents.