La campagne du 8 mars bat son plein, notamment autour de notre initiative « Pour un fonds climat ». Nous entrons dans la dernière ligne droite pour convaincre de cocher un OUI sur le bulletin. Selon le premier sondage SSR, l’argument le plus fort pour les électrices et électeurs est la sécurité de l’approvisionnement énergétique et l’émancipation des énergies fossiles, pour sortir de notre vulnérabilité et développer les renouvelables.

Le camp des opposants fait preuve d’un aveuglement stratégique préoccupant, qui met en danger notre climat, mais aussi la sécurité et la prospérité de la Suisse dans les décennies à venir (écoutez le débat à ce sujet sur Forum où notre conseillère nationale Léonore Porchet, et Jean-Pierre Danthine, anc. vice-président de la BNS, ont défendu le OUI). Au nom du sacro-saint frein à l’endettement, du « on fait déjà assez » ou « il y a d’autres priorités aussi vous savez », il est prêt à nous diriger vers une situation où les coûts de l’inaction en 2060 pourraient atteindre, selon le Conseil fédéral, 31 milliards de francs – on en parle de ce legs aux jeunes générations ?

À nous de leur prouver qu’il ne s’agit pas seulement d’une réalité scientifique, mais d’un enjeu économique et financier majeur. Investir aujourd’hui dans notre économie locale, notre sécurité énergétique, l’adaptation, la transition de l’industrie ou de la mobilité, en mobilisant nos pôles de recherche et d’innovation, c’est créer des emplois et garantir notre sécurité et notre prospérité demain – dans un monde instable et en profonds bouleversements.
 
Comme je l’ai souligné dans cette tribune dans 24heures, il s’agit de compléter notre frein à l’endettement financier par un « frein à l’endettement climatique ».
 
Montrons que voter Oui au Fonds climat le 8 mars, c’est non seulement faire le choix de la responsabilité, mais aussi de la souveraineté et de la résilience, qui devraient transcender l’échiquier politique !

Merci de votre engagement et de votre mobilisation.