Interpellation

Le cadmium est un métal lourd toxique reconnu pour ses effets cumulatifs, notamment sur les reins. 

Sa présence dans les sols, liée en particulier à l’utilisation d’engrais phosphatés et aux dépôts atmosphériques, conduit à une contamination diffuse de la chaîne alimentaire, en particulier via les céréales, les légumes racines et les produits à base de cacao.

Si les données disponibles indiquent que les concentrations dans les sols sont globalement stables, elles font également état de dépassements ponctuels des valeurs indicatives. 

Par ailleurs, au niveau suisse et européen, il est admis qu’une partie de la population présente une exposition proche des seuils tolérables à long terme.

À notre connaissance, la question de l’exposition de la population vaudoise au cadmium n’a pas fait l’objet d’un traitement spécifique et global à l’échelle cantonale, alors même qu’il s’agit d’un contaminant reconnu et suivi sur le plan scientifique.

Dans ce contexte, et au regard du caractère cumulatif du cadmium, il apparaît nécessaire de disposer d’une évaluation claire du risque sanitaire pour la population vaudoise.

Je prie dès lors le Conseil d’État de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

  • Le Conseil d’État considère-t-il que les niveaux actuels d’exposition de la population vaudoise au cadmium peuvent présenter un risque à long terme pour la santé, notamment au regard de son caractère cumulatif ?
  • Dispose-t-il d’une évaluation spécifique à l’échelle cantonale de cette exposition, en particulier via l’alimentation ?
  • Combien de sites agricoles présentent actuellement des dépassements des valeurs indicatives, d’investigation ou d’assainissement ?
  • Le canton estime-t-il que les mesures actuelles sont suffisantes pour éviter une accumulation supplémentaire de cadmium dans les sols ?
  • Quelles actions concrètes sont mises en œuvre pour réduire à la source les apports de cadmium, notamment via les engrais ?
  • Le Conseil d’État envisage-t-il de renforcer son action selon le principe de précaution afin de limiter l’exposition de la population à moyen et long terme ?

D’avance, je remercie le Conseil d’État pour ses prochaines réponses