La séance du Grand Conseil de ce mardi aura prouvé que la droite ne comprend pas, ou ignore sciemment, le rôle de la biodiversité pour notre vie quotidienne et pour l’agriculture. Cette position idéologique, sans fondement, ne respecte pas le plan climat auquel s’est engagé le Conseil d’Etat, où elle est, pourtant, majoritaire. Elle viole également la volonté populaire qui a accepté l’initiative des Vert·e·s pour la protection du climat et de la biodiversité.

Le PLR et l’UDC ne soutiennent pas le monde agricole

Le PLR et l’UDC, si prompts à dénoncer une soi-disant écologie punitive, refusent ainsi un projet de qualité qui prévoyait des mesures incitatives. Avec leur vote incompréhensible, ces partis qui aiment tant se positionner en tant qu’alliés du monde agricole péjorent non seulement la biodiversité indispensable à l’agriculture mais aussi la capacité économique des agriculteurs et agricultrices. Le projet refusé proposait en effet un budget important pour accompagner les exploitations agricoles dans leur démarche pour toucher les subventions fédérales dont les conditions viennent de changer. Sans cette aide, les agriculteurs et agricultrices seront moins bien outillé·es pour recevoir cette aide fédérale et verront donc leur revenus directement baisser.

Une collaboration impossible avec la droite

Depuis le début de la législature, on constate une tendance à casser les compromis trouvés lors des débats de commission. Ce comportement est regrettable car il entame la confiance entre les groupes et le consensus politique vaudois. Le refus d’entrée en matière de hier est l’un des exemples de compromis de commission qui n’a pas été tenu, mettant les autres groupes devant le fait accompli.

Cette façon de faire gêne le travail parlementaire et alimente un clivage gauche-droite de plus en plus présent. La recherche du compromis et de la co-construction sont des principes de fonctionnement démocratiques essentiels et ils sont foulés au pied depuis le début de la législature.  Ces retournements entament la confiance et renforcent une méfiance déjà croissante de la population envers les institutions. Et cette position idéologique regrettable entraîne un affaiblissement inquiétant de nos institutions démocratiques face à la montée du fascisme en Europe et dans le monde.