L’élevage intensif a des conséquences désastreuses sur l’environnement : émissions de gaz à effet de serre, pollution de l’eau, accaparement des terres pour l’alimentation animale. Par exemple, produire un kilo de viande de porc génère autant de CO2 que cultiver 80 kg de pommes de terre. De plus, pour obtenir un kilo de viande de bœuf, il faut entre 5 et 20 kg de fourrage (une vache peut peser entre 500 et 1’200 kg!). En Suisse, environ 60 % des terres arables sont utilisées pour la production d’aliments pour animaux (source: OFAG, 2022). Les terres cultivables devraient être prioritairement utilisées pour nourrir directement les humains ou pour la production laitière, qui valorise mieux les nutriments.
 
Cela signifie-t-il que je dois arrêter de manger de la viande ?

Du point de vue éthique, la décision m’appartient.

Du point de vue climatique, si nous réduisions notre consommation en n’en consommant par exemple qu’une ou deux fois fois par semaine, les ressources naturelles seraient moins sous pression, les importations de nourriture pour animaux seraient réduites et les surfaces arables seraient dédiées principalement à la production de nourriture indigène pour les humains.

Privilégier des viandes qui impactent moins le climat, comme le poulet local dont les émissions à la production sont environ 5x moins élevé que le boeuf, contribue également à limiter notre impact.