Il est bien connu que l’un des gestes individuels ayant le plus d’impact sur le climat est de prendre l’avion. Un aller-retour pour New York émet autant de gaz à effet de serre (GES) que parcourir environ 12’000 km en voiture – soit environ une année de trajets pour un automobiliste vaudois moyen.

Puisque nous souhaitons bien sûr continuer à partir en vacances, il est nécessaire de repenser le tourisme afin de créer des voyages dépaysants en train ou à vélo. C’est bien sûr vrai pour nos vacances mais c’est aussi vrai pour l’offre touristique que l’on développe sur la Riviera, c’est-à-dire pour les gens que l’on accueille. Une telle démarche est importante pour le climat, mais aussi pour préserver les emplois dans l’hôtellerie et le secteur touristique au long terme en permettant au secteur de s’adapter aux changements en cours.

A ce sujet, nous avons récemment appris que Copenhague a mis en place depuis l’été passé le système CopenPay, qui récompense les visiteurs venant en train ou à vélo depuis l’étranger. Ces voyageurs bénéficient, par exemple, d’entrées gratuites au sauna, de réductions sur certaines attractions ou encore d’un sur-classement dans les hôtels.

Même si, bien sûr, le sauna n’est pas très veveysan (bien que nous disposions d’une magnifique installation au bord du lac), ce postulat invite la Ville à explorer l’adaptation du concept “CopenPay” à la Ville de Vevey ou la Riviera, en collaboration avec l’association Montreux-Vevey Tourisme.

En effet, ce dispositif présente plusieurs avantage : il valorise les touristes respectueux du climat, il anticipe dès aujourd’hui un futur où les vols aériens seront plus rares et plus coûteux et il met en avant notre région comme une destination facilement atteignable en train ou à vélo ; tout cela pour un coût raisonnable qui pourrait être financé tout ou en partie par les taxes de séjour. Cela permettrait aussi de développer une offre de tourisme particulière à Vevey en coordination avec celle proposée par Montreux.

Mme Diane von Gunten / 5 février 2026