C’était aujourd’hui au tour du Parlement de se saisir du texte d’initiative des Vert∙e∙s et des Jeunes Vert-exs vaudois∙es et de confirmer le soutien exprimé en premier débat en vue de la votation populaire fixée au 12 mars prochain. Le texte demande l’inscription de la protection du climat dans la Constitution vaudoise et le désinvestissement des énergies fossiles. Il s’agit-là donc pour le Canton et les communes de contribuer pleinement aux objectifs de l’Accord de Paris sur le climat en décarbonant les modes de production et de consommation sur le territoire vaudois. En visant la neutralité carbone d’ici à 2050 et en intégrant les flux financiers des personnes morales et des institutions de prévoyance de droit public, les collectivités publiques devront ainsi veiller à ce que toutes les politiques publiques ainsi que les activités des entreprises dans lesquelles elles détiennent des participations soient cohérentes avec ces objectifs.

Une telle action s’avère d’autant plus nécessaire que le rapport publié la semaine dernière par l’ONG Public Eye vient démontrer, chiffres à l’appui, que la Suisse est la première place financière de financement du charbon et que, pour notre canton, la BCV est la 5ème plus grosse financeuse du charbon de Suisse, avec non moins de 92 millions de dollars investis dans cette énergie polluante entre 2016 et 2022. Les Vert∙e∙s et leurs allié-e-s se réjouissent donc de la campagne de votation qui s’ouvre désormais où ils et elles battront le pavé pour faire adopter leur initiative et ainsi avancer concrètement dans la protection du climat et y apporter une contribution cantonale.

L’enjeu est trop important : le secteur financier est responsable d’émissions massives de gaz à effet de serre via ses investissements dans les énergies fossiles. L’Alliance climat les évalue à près de 20 fois la totalité des émissions directes de notre pays. Il est donc parfaitement cohérent et juste de ne pas faire peser tout le poids de la transition écologique sur les seuls particuliers et les entreprises (majoritairement des PME).

Rendez-vous le 12 mars !